jeudi 4 avril 2013

Une existence de misère : Joseph Albert Smith

En 2011, je vous avais parlé d'Élisabeth Smith et de son grand frère Joseph Albert, tous deux donnés à leurs parrains et marraines respectifs par leur grand-père. Je me suis demandé ce qui était arrivé à Joseph Albert. 

Le jour de son baptême, le petit orphelin Joseph Albert Smith allait aussi être «donné» à son parrain et à sa marraine. 



 Le 5 janvier 1868 a été baptisé Joseph Albert agé de près de trois ans autant qu'on a pu le savoir, enfant orphelin, recueilli après la mort de sa mère, chez Georges Smith le grand père (Anderdon), qui l'a cédé à Mr Joseph Desjardins. La mère de cet enfant se nommait Zoë Smith, le père est encore inconnu. Le parrain a été Joseph Desjardins et la marraine Marie Meloche tous de cette paroisse. F Marseille.
En 1871, au recensement, l'enfant ne semble pas habiter avec Joseph Desjardins et Marie qui vivent seuls à Tilbury West.

Mais Joseph Albert Smith, n'allait pas vivre bien longtemps. Il est mort à 16 ans, le 19 juin 1880 des oreillons qui le faisaient souffrir depuis trois mois. Il n'avait pas vu de médecin, avait déclaré l'informant, Étienne Renaud, agriculteur au couvent (situé, en 1880, sur la rue Park, entre Ouellette et Goyer).

11 kilomètres séparent le lieu de son baptême, Rivière aux-Canards du lieu de son décès, Sandwich West. Bien peu de kilomètres parcourus dans sa courte vie.


Une bonne fois, on ira voir ce qui est arrivé à Élisabeth.  En espérant qu'elle ait connu une vit meilleure.


Sources :
Ontario Catholic Church Records, Saint-Joseph de Rivière-aux-Canards, co. Essex, 1864-1873, 1868, P53, Vue 27/66 
Ontario Deaths, 1869-1938, Essex Co., Sandwich West, 1880, P660, 10-003928


3 commentaires:

  1. Le pauvre Joseph Albert n'a pas eu beaucoup de chance dans sa courte vie. C'est un peu triste.

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  2. Si j'ai choisi d'en parler c'est justement pour que son existence ne soit pas oubliée, pour qu'on se souvienne de lui.

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  3. J'aime bien... J'avais déjà lu, mais ça me fait plaisir de le relire.

    On est les descendants d’une bande de capotés qui ont découvert l’Amérique en canots d’écorce, qui commerçaient avec les Indiens au lieu de les massacrer, qui baisaient les Indiennes au lieu de leur donner des couvertures infectées par la variole, le peuple qui a accueilli les Irlandais et les Écossais, les Italiens, les Chinois, les Vietnamiens, les Haïtiens, même si on n’avait presque rien à leur offrir sauf de la place. On est un peuple qui s’est affranchi sans armes des patrons anglais et étrangers qui nous maintenaient dans la misère. J’ai un message pour vous: ils sont de retour.»
    Denis McCready, «Lettre ouverte aux autres humains», Voir, 8 septembre 2011.

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