dimanche 4 juillet 2010

Nos trésors, nos photos : comment faire?


Souvent, nous en avons des boîtes pleines. Le jour où nous ouvrons ces boîtes, c'est un peu comme si nous étions emportés dans un maelström. Remarquez, je vous écris et je n'ai toujours pas fini de résoudre ce problème. Petit à petit, ça avance. Il nous faut nous dire et nous rappeler sans cesse que rien ne presse sous peine de découragement voire d'abandon.

Jusqu'à un certain point, tant qu'elles sont dans des boîtes nos photographies sont relativement protégées. C'est lorsque nous commençons à les manipuler, à les exposer que nous les mettons en danger.

La première chose à faire, celle qui à mon sens presse le plus, c'est de mettre nos trésors à l'abri de la détérioration. Toutes les photos, anciennes ou non, devraient idéalement être protégées de la lumière, de l'humidité, des substances polluantes, de la manipulation qui les abîment et les font disparaître peu à peu.


Avant de procéder à quoi que ce soit, je vous dirais que nous devrions toujours porter des gants pour manipuler des photographies - même si elles ne sont pas anciennes, elles le deviendront un jour. Si vous avez déjà digitalisé des images, vous savez d'expérience que les empreintes digitales apparaissent à la numérisation et ont tendance même à devenir plus opaques. Le gras des doigts - même quand nos mains sont propres - contribue aussi à la détérioration des images. Pour quelques sous à peine, on peut se procurer des gants de coton en pharmacie et travailler en protégeant nos trésors.



Dans les boîtes il y a ...
La première fois que j'ai entrepris le tri des photos, elles étaient toutes ou presque dans une grosse boîte de carton, certaines dans des petits albums, la plupart libres, entassées les unes sur les autres.  Les photographie de grand format, mariages, photos de groupe, se trouvaient dans une malle de carton. Je me promettais depuis des lunes et des lunes de faire un ménage dans tout ça quand j'aurais du temps, mais l'immensité de la tâche me rebutait tellement qu'à chaque tentative je refermais la boîte sans toucher ou presque. Au cours des dernières années avant ce ménage, j'avais acheté quelques albums, pour éviter d'alourdir encore davantage le labeur à venir.

Quand on se lance, il faut avoir utiliser beaucoup d'espace pendant un certain temps, au moins quelques jours, au pire quelques semaines selon que vous étiez le photographe de la famille ou pas, selon que vous aviez la gâchette facile ou pas.

Albums ou pas?
Avant de partir pour la grande aventure, il vaut la peine je crois de se demander comment on rangera ces photos. Il existe des boîtes de carton sans acide où elles pourront séjourner sans problème après le tri. Il existe sur le marché toutes sortes d'albums plus ou moins dispendieux, certains à fuir comme la peste, d'autres peut-être à considérer.

a) Les albums aux pages autocollantes
 Les albums que l'on trouve encore en abondance ont des pages autocollantes. On y place les photos. On recouvre les photos d'une pellicule plastique. Ce sont les moins chers. Et il faut, je crois, bien résister à l'envie de les acheter.

Lorsque les photos ont été placées dans ces malheureux albums aux pages collantes, il est possible de les retirer assez facilement pendant quelques mois. Après quelques années, la tâche devient irréalisable. Il faut retirer les photos tout doucement, idéalement à l'aide d'une lame glissée entre la page et la photo. Si la chose s'avère impossible, il faudra vous y résoudre : on coupe! Ne courez pas le risque de les abîmer d'avantage. Il m'est arrivé de démonter des albums aux pages autocollantes pour ne pas briser des photos. Une fois un album démonté, on peut ouvrir en deux la page sur l'épaisseur et couper à l'exact-o autour de l'image.


b) Les albums aux pochettes de plastique
Il existe aussi de forts beaux albums avec des pochettes de plastique, direz-vous. Bien agréable de tourner les pages pour regarder défiler nos souvenirs. Ces albums aux pochettes de plastique, dérivés de pétrole ou pétroles raffinés, font partie des produits que nous devrions éviter à tout prix par souci de l'environnement. Ces plastiques - et même le Mylar que l'on recommande pourtant très souvent - contiennent des phtalates dont on soupçonne de plus en plus fortement qu'ils sont des perturbateurs endocriniens, qu'ils menacent la santé, la reproduction humaine, et en tout cas l'environnement. Si vous avez relevé le défi de vous habituer à utiliser des sacs réutilisables au lieu des sacs de plastique pour faire vos courses, vous pourriez essayer celui-ci.


c) Les albums à feuilles traditionnelles



Je crois que les meilleurs albums photos sont ceux de nos grands-parents. Les photos ne s'y abîment pas. L'humidité ne les menace pas - en cas de surplus d'humidité, c'est la couverture de cuir qui écope, généralement pas le papier, pas les photos.

Si vous avez de ces albums anciens, laissez-y sans hésiter les photos qui s'y trouvent : elles ne peuvent être mieux traitées! Évidemment, il ne faut pas ranger les albums à la cave, mais dans des conditions somme toute normale, vos photographies seront bien protégées.

Les albums à feuillets traditionnels - c'est ainsi que l'on les appelle - sont dispendieux. Mais le papier est de qualité archives - même les coins pour tenir les photos en place sont de papier sans acide.

Il est une solution pratique et pas trop chère : acheter des recharges de papier sans acide et des coins et fabriquer vos albums à votre guise. Réserver les albums à feuillets traditionnels pour les photos de grand format comme les photos de mariage et de groupe. Pour les autres, il est possible soit d'insérer les feuilles dans un cartable à anneaux, soit de faire un montage à cordonnet comme sur la photo ci-dessus.


... à suivre : le tri des photos

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